Paris 1994 – Mélopée de signes


Exposition : Mélopée de signes, Galerie A.L.P. Triple point, Paris, Juin 1994

Une intériorité qui se traduit par une vivacité des couleurs ayant surgie ses profondeurs timidement tracées. Alliage d’humour et de tendresse qui porte le regard de Khosro sur une mélopée de signes. Culte de gestes.

Marges miniatuarisées de graphies qui mettent en relief le dit de l’indicible.

Sous les yeux de Khosro il paraît que nulle figure n’apparaît sans évoquer la finalité que l’homme lui prête. Ce qui la sépare du reste sans l’extraire de sa carrière physique.

Le désir de s’intégrer dans la vie des êtres et des choses le pose sur un seuil d’humour noir ou se trouve son ange souvent empourpré Éros!

Une respiration heureuse de l’abstrait ou le dehors se pâlit par et pour l’atelier et l’outil. Un sens obscur de la profondeur difficile à saisir, qui traverse le cadre. Il vient de dehors pour former un dedans. C’est la traversée de l’apparence.

Là encore, Khosro se reconnaît parmi les pierres qui se recommencent. Lui, la pierre recommencée! Qui gratte sa mémoire, tantôt une natte verte, tantôt une argile régnant ses gerçures, tracée du torrent devenu l’ère. L’ère gercée qui berce l’équilibre de sa composition nichée dans la différence gravée du fond.

Il est poétiquement significatif que les lithes de Khosro soient souvent groupées de sorte qu’elles enterrent le ciel qui les traverse. Ou bien, la rencontre des stèles dans des inscriptions ornementales ou le rétro invite le vécu.

Yadollah ROYAI

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